Deux ignatiens bientôt saints: Kateri Tekakwitha et Jacques Berthieu

En ce tournant d’années, les nouvelles récentes du Saint-Siège annonçant la canonisation de Kateri Tekakwitha et de Jacques Berthieu sont pour nous sources de joie.

La bienheureuse Kateri  a été pour les jésuites du 17e siècle une « associée » de la première heure. Ses contacts avec les jésuites de Nouvelle-France ont été déterminants; ce ceux ont qui l’ont baptisée, puis ont guidé ses pas jusque vers la mission Saint-François-Xavier, près de Montréal, où elle vécut et mourut en odeur de sainteté. Son corps est toujours conservé à l’église de Kanahwake. On peut prier pour que son exemple aide à une harmonie plus grande entre les « Blancs » et les Amérindiens et contribue à une intégration plus poussée de la foi chrétienne avec la culture amérindienne.
            Le bienheureux Jacques Berthieu nous est moins familier. Il s’agit pourtant d’un compagnon jésuite, Français d’origine, mort martyr à Madagascar en 1896. Dans une lettre à un confrère prêtre de France, il parlait ainsi de sa vocation missionnaire : « Dieu sait si j’aimais et si j’aime encore le sol de la patrie et la terre chérie de l’Auvergne. Et cependant Dieu me fait la grâce d’aimer bien plus encore ces champs incultes de Madagascar, où je ne puis que pêcher (et bien péniblement) à la ligne quelques âmes pour Notre Seigneur. Je conserve de Roanne un excellent souvenir. Mais je sais d’autre part, et pour sûr, que c’est ici que Dieu m’a appelé : y rester jusqu’à ma dernière heure n’est plus pour moi un sacrifice ; revenir en France en serait un que je ne pourrais faire que pour Dieu, comme je fis le premier. Je vous parle franchement et sans figure. C’est là un des secrets très communs, mais peu connus, de la vie missionnaire. » Nous pouvons prier qu’à son exemple se lèvent de ces hommes en feu, animés d’un désir incandescent d’annoncer une Bonne Nouvelle à notre monde!
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