De la joie de l’amour au service par amour

Dimanche dernier, dimanche des Rameaux, s’est célébrée la journée mondiale de la jeunesse, selon la tradition lancée par le bienheureux Jean-Paul II. Le Saint-Père a proposé une réflexion sur le thème de la joie : « Réjouissez-vous dans le Seigneur » (Ph 4,4). Bien qu’elle s’adresse d’abord aux jeunes, tous peuvent la lire avec profit (le lien est ici)! Benoît XVI interpelle directement les jeunes en les invitant à n’avoir pas peur de considérer un appel à la vie religieuse ou à la prêtrise:

[...] Pour entrer dans la joie de l’amour, nous sommes aussi appelés à être généreux, à ne pas nous contenter de donner le minimum, mais à nous engager à fond dans la vie, avec une attention particulière pour les plus pauvres. Le monde a besoin d’hommes et de femmes compétents et généreux, qui se mettent au service du bien commun. Engagez-vous à étudier sérieusement ; cultivez vos talents et mettez-les dès à présent au service du prochain. Cherchez comment contribuer à rendre la société plus juste et plus humaine, là où vous êtes. Que dans votre vie tout soit guidé par l’esprit de service et non par la recherche du pouvoir, du succès matériel et de l’argent.

A propos de générosité, je ne peux pas ne pas mentionner une joie particulière : celle qui s’éprouve en répondant à la vocation de donner toute sa vie au Seigneur. Chers jeunes, n’ayez pas peur de l’appel du Christ à la vie religieuse, monastique, missionnaire ou au sacerdoce. Soyez certains qu’il comble de joie ceux qui, lui consacrant leur vie dans cette perspective, répondent à son invitation à tout laisser pour rester avec lui et se dédier avec un cœur indivisé au service des autres. De même, grande est la joie qu’il réserve à l’homme et à la femme qui se donnent totalement l’un à l’autre dans le mariage pour fonder une famille et devenir signe de l’amour du Christ pour son Église. (§ 4).

Le dimanche des rameaux nous écartèle toujours : de la célébration festive de l’entrée de Jésus à Jérusalem, on passe à la lecture de la passion. Un travail similaire est suggéré par la liturgie du Triduum pascal. Le jeudi saint, à l’aurore du dénouement final, Jésus s’abaisse devant ses disciples, leur lavant les pieds, lui qui est bien le Maître et Seigneur, et préfigure ainsi l’abaissement complet qu’il vivra jusque dans la mort. Mais cet abaissement est volontaire, enraciné dans l’amour et tourné vers le service du prochain. C’est ce qu’il enseigne par ce geste simple, à hauteur d’homme, geste d’un mouvement qu’il nous invite à faire nôtre.

Bonne semaine sainte!

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