Nous avons aujourd’hui besoin de missionnaires…

Le Québec a longtemps une terre envoyant ses missionnaires un peu partout sur la planète. D’Addis-Abeba à Port-au-Prince, en passant par Süchow ou le Brésil, nos missionnaires quittaient un pays de chrétienté où l’Église était omniprésente pour apprendre à connaître une culture nouvelle et tenter, humblement, d’y planter une semence d’Évangile. Les récits des commencements laissent entrevoir comment l’audace, la patience, l’amour ont permis de faire éclore, malgré bien des échecs, des communautés vivantes.

Mais avant d’être terre de chrétienté, le Québec fut aussi un territoire missionnaire. Les efforts de nos saints Martyrs canadiens nous sont connus; leurs difficultés avec la langue, la culture, le mode de vie, les guerres intestines, les oppositions aussi. Entre échecs et tentatives, l’Évangile, humblement, petitement, a pu prendre racine ça et là, fleurissant ainsi dans ce lys des Agniers que fut sainte Kateri Tekakwitha.

Aujourd’hui, le Québec est de nouveau terre de mission. La masse des hommes et femmes d’ici vit sa vie souvent sans Dieu. L’Église, le Christ, voire l’Évangile, rencontrent indifférence, sarcasme, mais parfois aussi ouverture, curiosité. L’ère de l’unanimité est terminée, mais un vaste champ s’offre au semeur patient et confiant. Notre Église et notre monde ont besoin de ces âmes de missionnaires qui inlassablement, sans se décourager, proposeront le message du Christ aujourd’hui, sans nostalgie, mais les yeux fixés sur la croissance du grain semé largement dans la bonne terre.

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