Qu’est-ce qu’une vocation?

Choisir sa route…

À toi qui es jeune et qui veux t’engager.

Les choix que tu fais doivent tenir compte de qui tu es, de tes goûts, de tes aptitudes; et ils doivent te permettre de vivre heureux en harmonie avec toi-même, avec les autres et avec Dieu.

La VOCATION, c’est un appel à être quelqu’un, une invitation à faire quelque chose qui dépasse nos possibilités humaines…

Ce que c’est?

Le mot « vocation » vient du mot latin vocare, qui veut dire « appeler ». Comme chrétiens, nous croyons que Dieu est présent dans le monde et dans nos vies. Nous croyons qu’il appelle chacun de nous à se réaliser pleinement dans une vie de service et d’amour. Dans une perspective de foi, c’est Dieu qui prend l’initiative. Cela fait partie de son plan d’amour pour l’humanité. Le fait que Dieu nous lance son appel, à divers moments et de toutes sortes de façons, cela montre comment il s’intéresse à chacun de nous personnellement.

La tradition chrétienne nous fait saisir que, dans son amour, Dieu notre Père a choisi Jésus, son Fils, pour réaliser son plan d’amour parmi nous. La réponse du Christ à son Père a été simple et sans équivoque: « Me voici, Père, pour faire ta volonté  » (Hébreux 10,7). De même, Dieu avait choisi et appelé Marie, cette humble femme de Nazareth, pour être la mère de Jésus. La réponse de Marie à cet appel a été spontanée et généreuse: « Je suis au service du Seigneur » (Luc 1,26-38).

Et toi, es-tu appelé(e) ?

Toi aussi, tu es un enfant de Dieu, son fils ou sa fille. Tu es appelé(e). Et il t’appartient de répondre. Tu peux
- soit répondre à l’appel de Dieu (et vivre cette réponse dans un mode de vie spécifique),
- soit ne pas répondre (faire la sourde oreille).

Dieu nous a créés pour que nous le connaissions et l’aimions:  » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et de tout ton être » (Matthieu 22, 37). Il nous a aussi créés pour que nous répandions l’amour par toute la terre:  » Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22, 39).

Quel sera ton rôle comme fils ou fille de Dieu? Et comme personne humaine? En d’autres mots, quelle sorte de personne Dieu t’appelle-t-il à être et à devenir? Quel est ton projet de vie?

La vocation, une question d’amour

« Posant son regard sur lui, Jésus l’aima » (Marc 10,2 1). C’est ainsi que Jésus manifeste son amour à celui que l’Évangile appelle « le jeune homme riche ». De même, Jésus Christ aujourd’hui te regarde et t’aime, toi qui lis ces lignes. Quelle sera ta réponse?

L’amour de Jésus Christ est sans limite. Il aime personnellement chaque homme et chaque femme sur la terre. N’oublie pas qu’il t’aime personnellement.

Il y a une grande capacité d’aimer en chacun de nous. Cette capacité d’amour demande à être libérée, à s’exercer envers Dieu et les autres.

Chacun et chacune d’entre nous, nous avons une vocation à remplir, une mission à exercer. La vocation, c’est un appel à être quelqu’un, une invitation à faire quelque chose qui dépasse nos possibilités humaines, mais qui est tout à fait possible pour Dieu et avec Dieu.

Prendre la question de ta vocation au sérieux, c’est accepter de risquer avec Dieu et pour Dieu. Voyant ton désir d’engagement, Dieu va te signifier son appui et sa bonté, il te donnera sa force qui te permettra de dépasser tes peurs et tes anxiétés.

Comment vas-tu exploiter tes forces d’amour, ta capacité d’aimer Dieu et les autres? On peut dire qu’il y a quatre voies principales pour s’engager de façon concrète à vivre l’amour. Ce sont :
1. le mariage
2. le célibat
3. le sacerdoce
4. la vie religieuse.

On considérera aussi d’autres formes d’engagement.
a) Les instituts séculiers
b) La vie missionnaire
c) Les groupements de vie chrétienne.

 

LES SIGNES DE VOCATION

À quels signes reconnais-tu que tu es appelé(e) ?

Au départ, chacun est célibataire. Chercher sa vocation, c’est chercher si on doit rester d’une façon définitive dans cet état ou choisir une autre voie comme le mariage, le sacerdoce, la vie religieuse.

Le choix que tu fais doit tenir compte de qui tu es, de tes goûts, de tes aptitudes, et il doit te permettre de vivre heureux, en harmonie avec toi-même, avec les autres et avec Dieu.

Il faut surtout discerner l’appel de Dieu et trouver la meilleure façon d’y répondre. Il y a des signes de cet appel, des signes enracinés dans la psychologie humaine.

La maturité requise

Avant de faire un choix, quel qu’il soit, il faut avoir atteint un certain degré de maturité, être suffisamment adulte.

Pour choisir sa vocation, il faut du jugement, de la sagesse. Il faut aussi se connaître soi-même, être libre psychologiquement et affectivement. C’est parfois difficile à évaluer tout seul : un conseiller peut t’aider.

Si tu n’as pas assez développé ces dispositions, tu n’es pas prêt(e) à faire un choix. Mieux vaut alors rester célibataire et travailler à devenir plus homme ou plus femme, plus libre et plus adulte.

Pour t’aider

Voici quelques signes d’immaturité: vérifie si tu les retrouves en toi.
- Hésiter habituellement à prendre des décisions
- éviter les responsabilités ;
- expliquer ses échecs par des excuses;
- vouloir recevoir beaucoup et donner peu;
- se croire toujours incompris et ne pas savoir faire l’effort de comprendre le point de vue des autres ;
- être incapable de faire des compromis raisonnables;
- avoir peur, rêvasser, être incapable de faire face à la réalité ;
- faire des colères violentes face à des situations ordinaires;
- nourrir jalousie et rancunes;
- fuir l’effort, le renoncement, le sacrifice;
- dépendre exagérément des autres.

Voici des signes de maturité:
- faire preuve d’un bon jugement;
- montrer de la sérénité, de la paix intérieure;
- avoir une personnalité bien intégrée;
- être capable de vivre et de travailler en harmonie avec les autres;
- manifester certaines qualités comme:
- l’esprit de décision,
- l’altruisme (le contraire de l’égoïsme);
- un équilibre affectif;
- une attitude équilibrée vis-à-vis de la sexualité ;
- un sens critique qui permette de relativiser les choses ;
- bien accueillir les idées des autres ;
- être réceptif aux remarques et aux critiques ;
- savoir faire face à la réalité.

Les psychologues nous disent qu’il y a des manquements occasionnels même chez une personne mûre et adulte. Cela ne doit pas nous étonner.

Signes d’une vocation particulière

Avant de faire un choix, chacun doit devenir mûr, adulte. Il faut être suffisamment libre, ouvert aux autres, capable d’accepter toutes les personnes qu’on rencontre et désireux de se donner à elles pour leur bonheur. C’est une condition pour toute vocation. Si on n’a pas cette maturité, on ne sera pas apte à bâtir une famille qui sera heureuse : mieux vaut alors ne pas se marier. Il ne sera pas question non plus de devenir prêtre, religieux ou religieuse : on serait malheureux et inutile à la société comme à l’Église.

Donc, avant de faire un choix, il faut avoir maîtrisé ses tendances égoïstes, ne pas vouloir bâtir sa vie sur le seul plaisir. Il faut avoir appris à respecter les autres et être disposé à vivre en harmonie avec les autres, tout en fournissant un effort généreux pour les aider et se dépenser à leur service. Il faut être humainement et effectivement mûr.

Ces dispositions grandissent par la prière et l’eucharistie, moyens spirituels de rencontre avec Jésus Christ qui peuvent changer en toi ce qui est important. Car Jésus est venu te libérer de tes limites et de tes faiblesses.

Tu progresseras aussi sur le chemin de la maturité par les moyens humains que sont la réflexion, les efforts pour te connaître, te maîtriser et t’ouvrir aux autres.

Celui qui a une bonne maturité humaine et affective, ou qui est en voie de l’obtenir, peut faire un choix. Il est responsable et il peut donc choisir sa vocation dans une décision adulte.

Comment faire ce choix? Il faut d’abord se connaître soi-même. Connaître ses qualités et ses défauts, ses dispositions bonnes et généreuses comme ses penchants mauvais et égoïstes.

Est-ce qu’en général tu es une personne qui pense d’abord à toi-même ou aux autres? Et si tu penses aux autres, quelles sont tes raisons profondes de penser à eux ? Pour les aider réellement ou te valoriser toi-même ?

Pour bien choisir une vocation spécifique, il faut aussi connaître comment on vit dans chacun des différents états de vie. Il est bon ici de consulter prêtres, religieux, religieuses, gens mariés, bref des gens qui connaissent d’expérience ces différentes façons de répondre à l’appel de Dieu. On connaît assez bien ce qu’est une famille, mais on ignore souvent les autres états de vie. Si ta famille n’a pas connu le vrai bonheur, il est utile de rencontrer des familles heureuses pour connaître mieux la voie du mariage, pour savoir comment le bonheur est possible dans un foyer équilibré.

 

LES DIFFÉRENTES VOIES

Voici maintenant quelques indications sur les différents types de vocation, quelques signes aussi qui t’aideront à découvrir où tu seras heureux, fidèle à toi-même, aux autres et à Dieu.

1. Le mariage

a) En quelques mots

C’est la voie choisie par la majorité des gens. Un homme et une femme s’aiment, se choisissent pour la vie et se promettent fidélité et soutien pour la vie. Dans le mariage, l’homme et la femme vivent l’amour dans des relations psychologiques et spirituelles fortes, des relations physiques et sexuelles. Cet amour s’élargit avec la venue des enfants et, à mesure que la famille se fortifie, l’amour s’ouvre aux autres et au monde dans la paroisse, la société, le pays et le monde entier.

b) Signes d’appel à la vocation du mariage

Un désir, un besoin habituel d’une personne de l’autre sexe dans ta vie se fait sentir en toi. Tu ne peux renoncer longtemps à des rencontres mixtes. Tu n’es pas toi-même et tu perds ton dynamisme sans une personne de l’autre sexe auprès de toi.

D’autre part, tu rêves, tu aspires au jour où tu pourras fonder un foyer. Tu songes à économiser dans ce but. Tu fais des projets. Tu es prêt(e) à accepter un travail difficile pour pouvoir vivre avec telle personne que tu connais… ou que tu attends.

Ces signes indiquent probablement que Dieu t’appelle au mariage. Mais alors, prépare ce mariage. Prie beaucoup pour demander à Dieu de rencontrer cette personne avec laquelle tu pourras pleinement partager ta vie. Prends un cours de préparation au mariage, car si le mariage est mal préparé, il peut être un échec et être le contraire de ce qu’il devrait être, une voie de bonheur pour les deux époux, une voie de paix et de croissance pour les enfants.

2. Le célibat

Les trois autres voies principales se vivent dans le célibat. Dans le célibat, l’amour s’élargit et s’accomplit en dehors des relations matrimoniales et de l’exclusivité de relations entre deux personnes.

La vocation au célibat se présente chez une personne qui aime bien les gens de l’autre sexe, qui a des relations sociales normales, mais qui n’éprouve aucun désir habituel de bâtir sa vie sur une relation privilégiée avec une autre personne. Pour le ou la célibataire, une certaine indépendance permet d’être lui-même (elle-même), de garder son dynamisme et son enthousiasme même quand il ou elle est seul(e).

- Le célibat des laïcs

a) En quelques mots

Certaines personnes choisissent de demeurer célibataires et exercent leur générosité en se consacrant à une oeuvre ou un travail ; elles se mettent ainsi au service des autres, sans que leur engagement soit défini par un cadre institutionnel.

b) Signes d’appel à cette vocation

Il faut toujours une raison de vivre, un motif qui donne un sens à ses actions. C’est pourquoi celui ou celle qui fait le choix du célibat doit se demander pourquoi il ou elle le fait. Ce peut être pour se donner au service des autres : le soin des membres de sa famille ou le service des déshérités, des malades, des handicapés.

Certaines personnes vivent le célibat parce qu’elles sont encore en attente. Aucune raison ne les appelle à s’engager dans une autre voie. Ces personnes doivent rester disponibles.

3. Le sacerdoce

a) En quelques mots

Celui qu’on appelle « le Bon Pasteur » et dont l’amour fonde l’unité de tous les chrétiens, c’est Jésus Christ. Pour que son oeuvre d’amour continue aujourd’hui d’atteindre tous les humains, le Christ choisit des individus qui, en quelque sorte, continuent son travail de pasteur, d’attention aux autres au milieu du monde. Le prêtre doit vivre de l’amour du Christ et être le témoin rayonnant et ouvert à tous de cet amour. C’est pourquoi il vit dans le célibat sans s’attacher exclusivement à une seule personne pour rester disponible à tous les hommes et à toutes les femmes qu’il veut aimer comme Jésus les aime, dans le respect et le don de soi.

b) Signes d’appel au sacerdoce

Si, jeune encore, tu as senti parfois un désir imprécis mais bien réel de devenir prêtre sans savoir comment faire, cela peut être un indice. Si ce désir, de temps à autre, revient en toi, c’est bien possible alors que cet appel vienne de Dieu.

Demande-toi alors si tu aimes spontanément te tourner vers Dieu, dans ce contact avec lui qu’on appelle la prière. Penses-tu à lui dans tes difficultés et tes joies ? L’eucharistie t’apporte-t-elle du dynamisme dans ta vie ?

Par tempérament, tu es généreux, ouvert aux autres, tu compatis aux misères et aux souffrances des gens. Tu désires que les humains vivent en paix, dans la justice, et qu’ils s’aiment.

Par ailleurs, tu sais respecter l’autorité, même si tu restes libre et capable de défendre ton point de vue. Tu peux travailler avec d’autres.

Tous ces signes indiquent qu’il y a probablement chez toi un appel au sacerdoce et que tu as les aptitudes pour répondre à cet ppel. Consulte alors un prêtre, un religieux, une religieuse qui t’aidera ou qui te suggérera quelqu’un qui pourra t’aider à discerner si c’est bien là ta vocation.

4. La vie religieuse

a) En quelques mots

Dieu appelle certaines personnes à vivre d’une façon radicale l’amour de charité. Ces personnes renoncent à accumuler des biens pour elles-mêmes. Elles donnent leurs revenus à des projets ou des oeuvres d’éducation ou de service par l’intermédiaire d’une communauté. Elles délimitent leur liberté personnelle par la charité vécue en communauté. Elles renoncent enfin à l’amour exclusif d’une personne pour s’ouvrir à l’amour vécu pour tous.

Ces personnes prononcent ce qu’on appelle les voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, voeux qui les aideront à se donner entièrement à Jésus Christ et aux autres. Ce sont les religieux et religieuses, frères, soeurs et religieux-prêtres. Vivant en communauté, la plupart mènent une vie active dans des engagements de toutes sortes. Mais un certain nombre, tout en travaillant pour gagner leur vie, s’adonnent principalement à une vie centrée sur la prière et la contemplation : ce sont les moines et moniales.

b) Signes d’appel à la vie religieuse

Tu constates en toi les dispositions suivantes:
Tu as le goût de prier (ou tu as le désir de développer le goût de la prière); ton attachement à Jésus Christ est ferme; tu as senti de temps à autre, quand tu étais jeune, monter en toi un désir encore imprécis de devenir , « frère » , « soeur », ou  » père »; tu ne tiens pas à l’argent, à tout posséder et à dominer les autres ; tu peux vivre simplement, sans beaucoup d’exigences ; tu es prêt à renoncer à ta façon personnelle de voir au profit d’un groupe ou d’une équipe, quand c’est pour un bien plus grand.
Tu aimes vivre en équipe, avec un groupe. Cela te stimule, te rend plus créateur. Tu es même disposé(e) à renoncer à tes aises, à tes idées pour travailler avec d’autres, avec un groupe ou une communauté.

Il est bien possible alors que tu aies la vocation religieuse. Consulte un religieux, une religieuse, un prêtre. Ils t’aideront à voir plus clair.

« Et si naît en vous le désir de consacrer votre vie au service de Dieu et de vos frères dans le ministère de l’Église, dans la vie religieuse, sachez y reconnaître l’appel du Seigneur et répondre avec la générosité sans réticence des jeunes. Prenez le temps du discernement, laissez éprouver votre vocation dans la prière et la réflexion.  »
(Jean-Paul II aux jeunes réunis au stade olympique, septembre 1984)

 

AUTRES FORMES D’ENGAGEMENT

Parallèlement, ou à l’intérieur même des quatre voies principales, certaines personnes peuvent choisir une forme d’engagement chrétien plus spécifique. Des formes nouvelles d’engagement apparaissent selon les besoins de chaque époque.

a) Les instituts séculiers

Certaines personnes, la plupart du temps des laïcs, consacrent à Dieu leur vie par les voeux de pauvreté, chasteté et obéissance à l’intérieur d’un institut séculier. L’institut séculier, c’est un regroupement surtout de laïcs, hommes ou femmes, engagés dans des milieux différents et de diverses façons qui veulent être, jour après jour, une présence d’amour afin de bâtir un monde de justice, de partage et de solidarité. Ces gens peuvent vivre ou ne pas vivre sous le même toit.

C’est une forme de vie consacrée qui s’est surtout développée au XXe siècle. Elle se vit au milieu du monde. Elle veut sanctifier le monde et l’humanité de l’intérieur; c’est un « levain dans la pâte ».

b) La vie missionnaire

Des hommes et des femmes choisissent librement de quitter leur pays d’origine pour aller vivre avec des frères et des soeurs d’autres cultures, en particulier en Afrique, en Asie, en Amérique latine, mais aussi avec les Amérindiens, par exemple. C’est l’amour de Jésus Christ qui les meut et les soutient dans leur vie de partage et de don.

Jésus Christ veut que nous ayons à coeur le bien de chacun de nos frères et de chacune de nos soeurs sur la terre. Est-ce que la foi n’est pas le plus grand de tous nos biens?

Notre peuple est chrétien parce que des missionnaires, hommes et femmes, sont venus ici. Ne convient-il pas que certain(e)s d’entre nous aillent partager leur foi avec des gens d’ailleurs? Tant de gens n’ont pas encore entendu parler de l’amour de Dieu et du chemin de vie que propose Jésus Christ. Tant de gens ont besoin d’appuis humains et spirituels.

Serais-tu parmi ceux et celles qui sont appelés à vivre ce témoignage de partage? Ainsi, une fois que tu auras choisi une vocation, tu pourras te demander si Jésus Christ ne t’appelle pas spécifiquement à la vie missionnaire.

c) Les groupes de vie chrétienne

Des chrétiens sentent le besoin de s’associer à des groupes qui vont les aider dans leur croissance de foi et dans leur engagement. Plusieurs de ces groupes s’inspirent de l’enseignement de grands témoins spirituels comme saint François d’Assise, saint Ignace de Loyola, Charles de Foucauld, Jean Vanier. Par exemple, les CVX (Communautés de vie chrétienne) se rattachent à la spiritualité de saint Ignace.

Il se peut que tu sois appelé(e) à suivre le Christ de plus près en t’associant à un de ces groupes. Dans ces groupes de vie chrétienne, on retrouve des célibataires et des gens mariés.

 

EN RÉSUMÉ

Les différentes voies

- Le mariage bâti sur l’amour vrai – respect de l’autre et don de soi à l’autre – permet de s’accomplir vraiment et d’être heureux. Il faut bien préparer son mariage. Tout au cours de la vie de mariage, il est important pour les époux de se donner des temps pour redécouvrir le sens le plus profond de leur amour et de leur engagement l’un envers l’autre. Le mariage bâti sur l’égoïsme, sur l’unique recherche du plaisir conduit à l’échec.

-Le célibat épanouit une personne si un don de soi généreux motive cette personne.

- Le sacerdoce s’appuie sur un appel spécifique de Jésus Christ à continuer son travail de rassembleur. Il exige lui aussi un amour véritable et généreux.

- La vie religieuse se concrétise par une vie en communauté. Elle demande une adhésion à un engagement de groupe et un sens du partage vécu tous les jours.

- On peut aussi répondre à l’appel de Jésus Christ, être son témoin au coeur du monde, en s’engageant dans un institut séculier, en devenant missionnaire ou en étant membre d’un groupe de vie chrétienne.

Ainsi:

- Le mariage est une voie de sainteté par l’épanouissement personnel à deux. Chaque conjoint aide l’autre à rencontrer Dieu; l’amour des époux l’un envers l’autre est un symbole de l’amour de Dieu dans le monde.

- Le célibat laïque est une voie de sainteté dans un service (plutôt individuel) pour une cause ou auprès de personnes.

- Le sacerdoce est une voie de sainteté par l’identification au travail de Pasteur de Jésus Christ dans le service de l’Église.

- La vie religieuse est une voie de sainteté, par la vie de communauté en vue du service de l’Église et de sa mission d’évangélisation.

- Enfin, chaque chrétien, chaque chrétienne a la responsabilité de choisir des modes concrets d’engagement à l’intérieur de sa vocation.

Pour faire un choix

Si tu sens un appel, rencontre des époux sérieux, un prêtre, une religieuse, un frère ou un religieux-prêtre. Va parler à ton curé ou à un responsable des vocations dans ton diocèse. Ils t’aideront à trouver ta route, celle où tu connaîtras vraiment le bonheur et où tu serviras les autres dans la joie.

Par tes talents, tes goûts, tes dons et par un appel secret dans ton coeur, Dieu te donne des indications pour trouver le chemin du bonheur et la voie du service, son service et celui des autres.

Souvent il est difficile de comprendre ces signes. On peut mieux les interpréter dans la prière, la prière à Jésus, à Marie, à l’eucharistie en particulier. On peut aussi se faire conseiller. Alors, l’appel de Dieu se fera entendre plus clairement.

Si tu songes à consacrer ta vie au Seigneur dans le sacerdoce ou la vie religieuse, une retraite vocationnelle peut t’aider. Dans la prière, le silence et le dialogue avec un accompagnateur, tu en arriveras progressivement à discerner si l’option que tu envisages est dans la ligne de la volonté de Dieu pour toi.

D’autres décisions…

Dans la voie que tu vas choisir, que feras-tu? Seras-tu missionnaire, travailleur(euse) social(e), électricienne ou cuisinier(ère) ? C’est une autre question, celle de l’orientation professionnelle.

Il faut répondre à cette question après avoir vu et compris sur quelle route Dieu t’invite à marcher avec lui.

 

SUGGESTIONS DE LECTURES BIBLIQUES SUR LA VOCATION

1. Vocation d’Abraham … Genèse 12, 1-5
2. Vocation de Moïse … Exode 3, 1-6, 9-12
3. Vocation de Samuel … 1 Samuel 3, 1-10
4. Vocation d’Élisée … 1 Rois 19, 16-19, 21
5. Vocation d’Isaïe … Isaïe 6, 1-8
6. Vocation de Jérémie … Jérémie 1, 4-9
7. La vocation: un feu dévorant … Jérémie 20, 7-9
8. Le ministère de la réconciliation … 2 Corinthiens 5, 14-20
9. Tout perdre pour gagner le Christ … Philippiens 3, 8-14
10. Cet honneur, on le reçoit par appel de Dieu … Hébreux 5, 1-10
11. La moisson est abondante … Matthieu 9, 35-38
12. Une seule chose te manque … Marc 10, 17-27
13. Ce que recevront ceux qui ont tout quitté … Marc, 10, 28-30
14. Pêcheurs d’hommes … Luc 5, 1-11
15. Suivre Jésus sans réserve … Luc 9, 57-62
16. Renoncer à tous et tout pour suivre Jésus … Luc 14, 25-33
17. Vocation des premiers disciples … Jean 1, 35-51

 

Adapté d’un document du Père Alfred Ducharme, S.J.
Service Jésuite des Vocations, 2011

 

Comments are closed.